Le 17 avril, les Pays-Bas célèbrent traditionnellement la « Journée de la langue allemande ». Cette année sera placée sous le thème de « l’allemand dans la vie professionnelle ».

En Belgique, nous ne connaissons pas cette journée, ce qui peut surprendre, vu que l’allemand est notre troisième langue nationale. L’équipe de Wilkens c.s. aimerait donc y accorder une attention particulière.

Quelle est l’importance de l’allemand dans le monde ?

Langue maternelle la plus parlée en Europe (avec le russe), l’allemand fait partie des dix langues ayant le plus grand nombre de locuteurs natifs dans le monde.

« So wie es in Großbritannien üblich ist, dass man dort selbstverständlich Englisch spricht, so ist es in Deutschland üblich, dass man hier Deutsch spricht. » (Tout comme il est d’usage en Grande-Bretagne que les gens parlent anglais, il est d’usage en Allemagne que les gens parlent allemand.) Telle avait été la réponse donnée le 28 septembre 2009 par le ministre allemand des Affaires étrangères, M. Guido Westerwelle, quand un journaliste de la BBC avait voulu lui poser une question en anglais lors d’une conférence de presse. Plutôt cinglant ! Malgré la montée en puissance de l’anglais, l’allemand reste la langue véhiculaire utilisée par les germanophones et en Allemagne lors des événements importants.

Nous lisions encore récemment dans la presse, comme une sorte de slogan, que « nous n’apprenons pas les bonnes langues ». Une étude de l’UNESCO indique une recrudescence de l’allemand en Europe et dans le monde. La langue est ainsi la deuxième la plus parlée sur le Web, après l’anglais. La traduction de votre site en allemand constitue donc un excellent point de départ pour pénétrer efficacement ce marché.

Apprendre l’allemand ? Un choix judicieux.

Nous constatons que de moins en moins de jeunes apprennent l’allemand, lui préférant l’espagnol ou l’italien, réputés plus « sexy ». Le monde des affaires, en revanche, demande avec insistance des employés parlant français, anglais et/ou allemand. Dans leurs offres d’emploi, les entreprises recherchent par ordre d’importance des candidats parlant le français (46 %), l’anglais (36 %) et l’allemand (12 %). 64 % des entreprises ont fait état d’un manque de connaissance du français et 38 % d’entre elles de l’allemand. Alors que l’anglais s’avère beaucoup moins problématique (19 %),

l’allemand fait véritablement figure de parent pauvre dans les écoles secondaires : à peine un élève sur cinq ose encore s’intéresser aux « Der-Die-Das ». Cette tendance se poursuit dans l’enseignement supérieur.

Multilinguisme et réussite commerciale

Une étude menée par le British National Centre for Languages sur les compétences linguistiques dans les petites et moyennes entreprises et sur leur impact sur les résultats commerciaux a conduit à la mise sur pied du projet ELAN (Effects on the European economy of shortages of foreign language). L’étude a notamment démontré un lien entre le multilinguisme et la compétitivité des entreprises. En d’autres termes, ces dernières perdraient des marchés en raison de compétences linguistiques insuffisantes. L’étude fait également le lien entre la maîtrise des langues étrangères et le succès des activités d’exportation.

Dans le contexte belge, il est évidemment impossible d’ignorer l’allemand. D’autant que les investissements allemands dans notre pays sont loin d’être négligeables. Pensons par exemple au port d’Anvers, qui forme l’un des plus grands sites d’implantation au monde pour les entreprises de l’industrie chimique. Cela explique notamment pourquoi Wilkens c.s. traduit chaque année une quantité impressionnante de documents vers l’allemand.

Un examen des offres d’emploi en Flandre révèle par ailleurs que la connaissance de l’allemand est dix fois plus recherchée que celle de l’espagnol et de l’italien. Assurément un argument pour que les demandeurs d’emploi s’intéressent davantage à la langue de Goethe et de Schiller !